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mercredi, 26 juin 2013

Agora Ecologie : Pourquoi EELV est crédité de 10% dans les sondages aux élections européennes de 2014?

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1999873176.2.JPGSelon L'Express, la ministre de la Justice Christiane Taubira, apparentée PRG et ancienne députée européenne, aurait été approchée par Europe Ecologie - Les Verts, crédité dans les sondages de 10% des voix, pour être l'une des têtes de liste du mouvement aux élections européennes du 25 mai 2014. 

Si l'élue de Guyane a refusé l'offre, il est étonnant de constater que l'écologie est toujours plébiscitée par les Français lors du scrutin européen, contrairement à ce qui se passe à l'élection présidentielle.

Sans doute parce que les citoyens ne s'y trompent pas : l'Union européenne apporte des réponses à certaines de leurs préoccupations, comme celle de la lutte pour un environnement sain. Pourquoi ne pas en faire alors une compétence exclusivement européenne ?

Tout comme il serait bon de redéfinir les compétences des institutions européennes en leur octroyant davantage de pouvoirs sur des compétences régaliennes qui pourraient ouvrir des horizons aux Peuples des 27, ou plutôt des 28 ! (Bienvenue à la Croatie, qui nous rejoint le 1er juillet).

 

Fabrice Hinschberger

mercredi, 22 mai 2013

Agora Ecologie : Grave manquement de Claude Allègre

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Agora Ecologie.JPGEn avouant avoir été payé financièrement par un lobby anti-écologique pour développer les thèses selon lesquelles le réchauffement climatique n'existerait pas, Claude Allègre a commis un grave manquement envers l'intérêt général.

Les lobbys sont bons et féconds lorsqu'ils permettent d'anticiper l'avenir et de résoudre des défis majeurs.

Dominique Strauss-Kahn et Jérôme Cahuzac ont provoqué des scandales relayés par les médias, avec raison. Claude Allègre en mériterait tout autant. Et pourtant...

 

 

Fabrice Hinschberger

 

Pour en savoir plus : CLIQUEZ ICI.

mercredi, 27 mars 2013

Agora Ecologie : L'écologie à l'épreuve de la méthode Hollande

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Agora Ecologie.JPG"La réussite de la transition écologique implique une mutation profonde de l'ensemble de nos modèles ainsi que de nos comportements individuels et collectifs. Elle suppose donc une mobilisation de l'ensemble des acteurs organisés de la société et, plus largement, des citoyens. La "gouvernance environnementale" entendue comme l'ensemble des leviers autres que fiscaux de ce changement économique, social et sociétal doit donc être au coeur de l'action gouvernementale. Elle implique d'instituer un cadre clair distinguant : la structuration du dialogue environnemental avec les parties prenantes aux échelons national et local, la participation des organisations expertes et la participation de l'ensemble des citoyens aux décisions publiques".

Feuille de route pour la transition écologique (septembre 2012).

 

Nicolas Sarkozy avait conduit une politique très volontariste sur l'écologie et le développement durable avant de rebrousser chemin suite au retoquage par le Conseil Constitutionnel de la loi souhaitant instituer une taxe carbone.

Le Gouvernement de Jean-Marc Ayrault en parle peu mais agit peut-être mieux. Preuve en est cette feuille de route pour la transition écolgique fixant un cap clair.  Clair comme l'une des premières mesures prises en forme d'objectif : labelliser 250 territoires de plus (actuellement 304 ont obtenu le précieux sésame) en Agenda 21.

Et si la Hollande était l'autre pays de l'écologie !? Reste à savoir si le président de la République évoquera ce sujet, peu plébiscité par les Français en ces temps de morosité, dans son intervention télévisée demain soir sur France 2...

 

Fabrice Hinschberger

mercredi, 27 février 2013

Agora Ecologie : Décès de Stéphane Hessel, grand défenseur d'un mode de vie basé sur la décroissance

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ecologie3.JPGComme de nombreux jeunes gens épris de liberté, pour sauver la France, Stéphane Hessel n'avait pas hésité à préféré se soumettre à la torture durant la seconde guerre mondiale plutôt que de se vendre à l'ennemi nazi.

Son implication dans la refondation politique et sociale de notre pays et sa volonté de s'engager pour répondre aux défis de notre temps en font un grand Homme, soucieux de l'avenir de ses semblables.

Mais il est aussi un intellectuel, et, comme tous les intellectuels, certains pans de sa pensée peuvent être soumis à contradiction et faire l'objet de débats. Il le disait d'ailleurs lui-même. Gardons donc du recul.

C'est pourquoi, l'insistance de certains groupes à le voir entrer au Panthéon me paraît malvenue. Cela me fait penser, dans un tout autre registre, à ces catholiques qui voulaient voir Jean-Paul II proclamé "Saint" juste après sa mort alors que beaucoup d'éléments de son pontificat peuvent poser un certain nombre de questions.

Notre société globalisée, trop habituée à l'instantanéité de l'information, doit pouvoir avancer sereinement. 
Stéphane Hessel, comme d'autres, entreront peut-être au Panthéon ou seront reconnus (ou pas) pour leur bienfaits.

Laissons simplement le temps faire son oeuvre. Et les consciences aussi...


Fabrice Hinschberger

mercredi, 23 janvier 2013

Agora Ecologie : Après Lubrizol, pour un système d'alerte plus performant

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3784631826_3.jpgEn début de semaine, un dégagement gazeux s'est produit à l'usine Lubrizol de Rouen (Seine-Maritime, voir photo ci-dessus). Les opérations de neutralisation du mercaptan, un gaz nauséabond qui peut se révéler toxique à forte concentration et qui s'échappait, sont désormais quasiment terminées.

Au-delà de cet incident, même si la ministre de l'écologie et le directeur de l'usine ont bien réagi, je vous conseille la lecture de cet article, dont les préconisations permettraient à notre pays de disposer d'un service d'alerte plus performant. On éviterait ainsi le brouhaha ambiant entendue dans tous les médias ces jours derniers. 

Pour lire l'article, CLIQUEZ ICI.

 

Fabrice Hinschberger

mercredi, 28 novembre 2012

Agora Ecologie : Malgré la contestation grandissante du projet d'aéroport de Notre-Dame des Landes, Nantes devient demain la Capitale Verte de l'UE pour 2013

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3784631826_3.jpgLe prix de la Capitale verte de l'Europe reconnaît et récompense les villes à l'avant-garde d'un mode de vie urbain respectueux de l'environnement et pouvant faire office de modèles pour d'autres villes. L'Europe a besoin de ce type d'inspiration alors même que les villes s'efforcent de répondre à des problèmes environnementaux de plus en plus persistants. Nantes, préfecture régionale des Pays de la Loire, est la quatrième ville européenne à remporter le titre prestigieux de Capitale verte de l'Europe depuis le lancement de l'initiative en 2010, après Stockholm, Hambourg et Vitoria-Gasteiz.

Pendant un an, les initiatives nantaises seront ainsi valorisées à l’échelon de l’union européenne. Cela sera aussi l’occasion de découvrir "l’expédition végétale", un spectacle signé de François Delarozière, l’inventeur des Machines de l’île.

Cette expédition aura vocation à faire escale dans plusieurs villes, en parallèle de débats et conférences réunissant des spécialistes de l’environnement.

Reste à savoir quel sera l’impact de la contestation contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes sur le déroulé des célébrations.

 

Fabrice Hinschberger (avec Le Télégramme)

mercredi, 24 octobre 2012

Agora Ecologie : Pour la généralisation du système de collecte des déchets par aspiration souterraine pneumatique dans nos coeurs de villes

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3784631826_3.jpgLe système de collecte des déchets par aspiration souterraine pneumatique, déjà très répandue en Europe, est installé pour la première fois en France par la ville de Narbonne dans le cadre de son quartier durable du théâtre.

Lancé en 2007, ce qui quartier qui intègre les meilleures expériences en matière de bâti et d'énergies renouvelables, se développe autour d'un triple objectif : approvisionnement à 100% en énergies renouvelables (solaire, biomasse), zéro émission de CO2 et zéro déchet.

Pour qu'il y ait zéro déchet, il faut que l'élimination de ceux-ci se fasse rapidement et proprement, et ce vers le lieu de destination adéquat (collecte sélective, ordures ménagères)...

La ville d'Amiens, que je connais bien, aurait tout intérêt à développer ce concept sur le site du nouveau quartier d'affaires contigu à la gare, dénommé "ZAC Gare-La Vallée".

 

Fabrice Hinschberger

mercredi, 26 septembre 2012

Agora Ecologie : Stop à l'"écoblanchiment"

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Agora Ecologie.jpgLessive, ordinateur, téléphone, voiture… le moindre produit revendique aujourd’hui des vertus écologiques, alors que certains sont bien loin de satisfaire des critères de développement durable.

Par exemple pour le logo MacDonald, au fond d’image était tout rouge mais maintenant il a muté en vert!!

La preuve en est que, dans les restaurants Mac'Donald's, les emballages de l'ensemble du plateau-repas ne se recyclent pas. Les consommateurs sont invités à les jeter dans une poubelle !

Stop aux publicités qui utilisent de faux arguments écologiques.
Stop aux marques qui s’achètent une conscience en s’affichant vertes.
Stop aux entreprises qui ne prennent pas leurs responsabilités.

STOP. Vous êtes nocifs pour notre avenir.

Greenwashing, ou écoblanchiment en français, désigne les méthodes marketing et publicitaires qui communiquent une image écologique et responsable d’une entreprise qui ne l’est pas. Le but étant de s’attirer la sympathie du public pour le transformer en consommateur.

 

Fabrice Hinschberger (avec le blog ECODeaf)

mercredi, 27 juin 2012

Agora Ecologie : Pourquoi Nicole Bricq a-t-elle été évincée du ministère de l'écologie ?

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Agora Ecologie.jpgLors du remaniement ministériel d'après-législatives, lequel est généralement une formalité dans la vie républicaine, le Gouvernement Ayrault a connu son premier "couac" avec le transfert de Nicole Bricq, jusque là ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, vers le ministère du commerce extérieur, d'ordinaire érigé en simple secrétariat d'Etat.

Depuis une semaine, le Gouvernement tente de minimiser cette affaire qui, pourtant, ne repose pas sur un simple désaccord avec le Premier ministre.

Nicole Bricq aurait tenté, au prétexte de revoir le code minier, de revenir sur des  permis d’exploration au large de la Guyane obtenus par Shell (en commun avec Total et un autre associé) depuis 2001. Elle aurait « oublié » de prévenir les élus guyanais et Matignon de sa manœuvre. Jean-Marc Ayrault aurait mal pris la chose et pour faire acte d’autorité aurait « muté » la ministre sur un autre poste.

Or, si Nicole Bricq a effectivement mis la pression sur Shell, ce n’est pas principalement pour des raisons de forage en Guyane. Son administration et elle-même savaient fort bien que l’Etat ne pouvait pas remettre en cause le permis accordé.

C'est en regardant du côté d'Arnaud Montebourg que l'on trouve la clé du problème. Le ministre du redressement productif soutient les 550 salariés menacés de Petroplus, en Haute-Normandie, dont les commandes dépendent en grande partie de Shell. Il aurait ainsi demandé à Nicole Bricq de faire pression sur la compagnie pétrolière.

Mais en menaçant les permis d'exploration, l'associé Total n'a pas été prévenu et, lors du Sommet de Rio, le Président de la République et son Premier ministre avaient obtenu des avancées quant à la propreté du chantier, alors même que le navire "foreur" arrivait sur place.

Les petites manigances des deux ministres ont donc fini d'exaspérer Jean-Marc Ayrault qui a sanctionné Nicole Bricq, beaucoup moins forte politiquement qu'Arnaud Montebourg.

Et pendant ce temps, l'avenir de la planète est toujours aussi préoccupant ! Et dire que François Hollande avait souhaité nommer une socialiste à l'écologie et non un vert ou une verte, jugés trop "turbulents"...!

 

Fabrice Hinschberger

mercredi, 23 mai 2012

Agora Ecologie : Au gouvernement, l'énergie n'est pas dans la besace d'Europe Ecologie - Les Verts. Tour d'horizon des chantiers qui attendent Nicole Bricq

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Agora Ecologie.jpgFrançois Hollande envoie un signal aux électeurs d'Europe Ecologie en plaçant l'énergie sous la tutelle de la ministre de l'écologie, Nicole Bricq, à l'instar du grand ministère de l'Ecologie, de l'Energie et du développement durable dirigé par Jean-Louis Borloo entre 2007 et fin 2010. La sénatrice de Seine et Marne devra d'abord mettre en musique les promesses électorales du candidat Hollande :

-Le blocage immédiat des prix à la pompe.

-la volonté du nouveau gouvernement de mettre en place une « TIPP flottante » qui permet de baisser les taxes prélevées par l'Etat (qui représentent entre 50 et 55% du prix à la pompe) en cas de flambée des cours du brut. Un bémol : lors de la dernière expérience en la matière, entre 2000 et 2002, une mesure similaire avait couté 2,7 milliards d'euros à l'Etat pour une baisse moyenne de 2,2 centimes sur le prix du litre. Nicole Bricq est une experte en matière de fisaclité énergétique, ce qui facilitera sans doute les choses.

-la réduction de 75% à 50% de la part du nucléaire dans la production d'électricité en France. Celle-ci ne va pas pour autant accaparer Nicole Bricq dans l'immédiat, puisque cet objectif est fixé à horizon 2025, voire 2030. François Hollande a décidé qu'il ne fermerait qu'une seule centrale nucléaire en France (Fessenheim) durant son quinquennat, avant 2017.

-Le débat sur l'avenir de l'énergie.

-Nicole Bricq devra en outre superviser plusieurs chantiers qui touchent les entreprises du secteur énergie dans lesquelles l'Etat détient une participation conséquente : EDF (détenue à 84,5%), Areva(83%) et même GDF Suez (36%). Elle pourrait d'ailleurs en revoir la structure capitalistique.

Nicole Bricq, Sénatrice très estimée est incontestée et incontestable. Elle a le devoir de réussir afin de prouver que les réflexions sur l'énergie ne sont pas le le monopole des écologistes en tous genres...

 

Fabrice Hinschberger

 

(Illustration : Martine, célèbre héroïne de la littérature enfantine).

mercredi, 25 avril 2012

Agora Ecologie : Revoilà le nucléaire...

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ecologie3.JPGNous célébrons actuellement le 26ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl. A l'heure où la question du nucléaire est fortement éludée durant cette campagne présidentielle, j'aimerai partager aujourd'hui ce remarquable article de Pierre Frehel, journaliste au quotidien régional Le Républicain Lorrain :


Il y a un an, alors que la catastrophe de Fukushima stupéfiait le monde, chacun tenait pour acquis que l’avenir du nucléaire serait au centre de la campagne présidentielle. Il n’en a rien été. Le sujet est quasiment passé à la trappe en dépit de son caractère clivant. L’effondrement de la candidate écologiste a fini de l’enterrer. Une disparition qui convient à François Hollande, car la gauche est divisée sur la question. Le PS lui-même a soigneusement évité de rouvrir le tiroir depuis qu’avait été signé, bien avant le début de la campagne, l’accord électoral avec Europe Ecologie-Les Verts.

Vingt-six ans après, c’est de Tchernobyl que vient le rappel. A la fois celui du danger sans commune mesure de l’énergie atomique et celui de l’embarras inimaginable que pose le démantèlement d’un site nucléaire. Le paradoxe est que des Français, reconnus pour leur savoir-faire dans la construction de centrales, sont, cette fois, convoqués pour gérer le chantier titanesque de la disparition d’une centrale pourrie. Laquelle abrite toujours et pour longtemps des centaines de tonnes de matières radioactives. Pour l’heure, il ne s’agit en effet que de recouvrir d’un énorme sarcophage en béton les décombres de la centrale désaffectée.

Un défi technique relevé par deux groupes de notre secteur du BTP et dont le coût dépassera le milliard et demi d’euros. L’économie française, en mal d’exportations, peut s’en réjouir. Mais les chiffres avancés et l’ampleur des travaux donnent une idée de ce que représenterait le démantèlement des 58 réacteurs du parc nucléaire français dont la durée de vie ne sera pas éternelle. Et encore ne s’agit-il ici que de recouvrir un réacteur hors d’usage. L’Ukraine, prise en charge par l’Union européenne pour l’opération, devra ensuite se débarrasser du contenu de l’ex-centrale. La prospection en vue de trouver un site d’enfouissement des déchets radioactifs a commencé. Avis aux propriétaires de terrains à bâtir ! Bref, en dépit des apparences de passage, on n’a pas fini de parler du nucléaire.

mercredi, 28 mars 2012

Agora Ecologie : Inquiétante fuite de gaz sur une plateforme du groupe Total au large de l'Ecosse

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Agora Ecologie.jpgFaut-il craindre une catastrophe environnementale majeure en mer du Nord? Une importante fuite de gaz survenue dimanche sur une plate-forme appartenant à Total au large de l’Ecosse a entraîné hier la mise en place d’une zone d’exclusion maritime et aérienne et l’évacuation par précaution de plus de 300 personnes.

Même s’il s’agit cette fois d’un incident lié au gaz et non au pétrole brut, il fait ressurgir le spectre de la marée noire provoquée par l’explosion de la plate-forme Deepwater Horizon au large de l’état de la Louisiane (Etats-Unis), le 20 avril 2010. Le groupe français a d’ores et déjà convenu qu’il s’agissait là du « plus gros incident pour Total en mer du Nord depuis au moins dix ans ». Une perspective qui a fait chuter hier de 5,96% le cours du titre Total à la Bourse.

Le 17 février 2004, le Président Jacques Chirac s'était rendu sur la base navale de Brest (Finistère) pour mettre en lumière les nouvelles missions de la Marine nationale en matière de lutte contre les « voyous des mers », la pollution ou le terrorisme. « La conjonction d'un arsenal juridique et de moyens d'intervention pleinement utilisés montre sa pertinence, face aux navires poubelles, aux dégazages sauvages, aux comportements criminels, à l'action de tous les voyous de la mer », avait-il insisté.

Près de dix ans après, la question que l'on peut se poser est la suivante : quelles seront les conséquences judiciaires pour le groupe Total suite à cette fuite de gaz au large de l'Ecosse ?

 

Fabrice Hinschberger

mercredi, 22 février 2012

Agora Ecologie : Au-delà des clivages, le Gouvernement français s'est engagé contre le maïs OGM MON810

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Agora Ecologie.jpgSelon les termes qu'il a employé, le gouvernement français a adressé le 20 février une note à la Commission européenne pour lui demander de suspendre d'urgence l'autorisation de mise en culture des semences de maïs MON810 dans l'Union européenne, dans l'attente d'une réévaluation de ce maïs à la lumière des nouvelles lignes directrices et de la définition de mesures de gestion appropriées qui devraient être rendues obligatoires à l'ensemble des utilisateurs de cet OGM.

Le gouvernement français a par ailleurs indiqué qu'il envisageait d'adopter, en raison de la proximité des semis (fin février-début mars pour les semis précoces) une mesure conservatoire visant à interdire "temporairement" la culture du maïs MON810 sur le territoire national. Une consultation du public a été ouverte sur cette dernière mesure.

Le gouvernement s'appuie sur l'article 34 du règlement européen sur les denrées alimentaires et les aliments pour animaux génétiquement modifié*.

On ne peut que se féliciter de cette décision qui prend en compte toutes les parties et qui a été saluée par la Confédération paysanne, au-delà de tout clivage politique. La France a pris la bonne décision en saisissant la Commission européenne. Car c'est en effet, loin des manifestations provocatrices stériles, au niveau européen que doivent se prendre les bonnes décisions pour notre Planète.

 

Fabrice Hinschberger

 

 

*Règlement (CE) no 1829/2003 du Parlement européen et du Conseil du 22 septembre 2003 concernant les denrées alimentaires et les aliments pour animaux génétiquement modifiés

La mise sur le marché d'OGM destinés à l'alimentation humaine ou animale, ou de denrées alimentaires ou d'aliments pour animaux contenant des OGM ou consistant en OGM, est régie par le règlement (CE) n° 1829/2003 concernant les denrées alimentaires et les aliments pour animaux génétiquement modifiés.

Les exigences en matière d'étiquetage et de traçabilité sont établies dans le règlement (CE) n° 1829/2003 et dans le règlement (CE) n° 1830/2003 concernant la traçabilité et l'étiquetage des organismes génétiquement modifiés et la traçabilité des produits destinés à l'alimentation humaine ou animale produits à partir d'organismes génétiquement modifiés, et modifiant la directive 2001/18/CE.
Texte du 22/09/2003, paru au Journal Officiel des Communautés européennes le 18/10/2003.

 

mercredi, 25 janvier 2012

Agora Ecologie : Le bonus-malus écologique, peut-être pas si écolo !!!

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63656048.jpgCela pourrait être une mauvaise nouvelle au mauvais moment pour le gouvernement. Selon les résultats d'une étude que vient de publier l'Insee, le bonus- malus écologique, mesure phare du Grenelle de l'environnement, aurait eu pour conséquence d'augmenter les émissions totales de CO2. AssuranceAuto.fr, votre spécialiste de l'assurance auto, vous en dit plus.

Le bonus-malus écologique... en théorie

L'idée première semblait pleine de bon sens : taxer, à l'achat, les véhicules les plus polluants et, à l'inverse, offrir des primes aux conducteurs choisissant une voiture à faible émission de CO2. Lancée en 2008, l'opération avait eu un réel impact sur le nombre de nouvelles immatriculations, qui avaient bondi de 7,4% en à peine six mois, et dans le même temps, les émissions de CO2 des véhicules neufs avait lui, chuté de manière conséquente.

Pourtant, l'étude de l'Insee révèle que cette mesure aurait, sur le long terme, eu l'effet inversement escompté, à savoir une augmentation totale de ces mêmes émissions de près de 170 000 tonnes par trimestre en cinq ans.

Le bonus-malus écologique... en pratique

Cinq ans après son instauration, les premiers effets pervers du bonus/malus écologique apparaissent au grand jour. Car le bonus, récompensant les acheteurs de véhicules "propres", a surtout eu pour conséquence d'encourager les ventes de véhicules neufs, certes moins polluants, mais dont l'achat n'aurait pas nécessairement eu lieu sans cette incitation. Résultat : la mise en circulation de ces nouveaux véhicules a fait gonflé le parc automobile français et pire, leur construction a coûté un lourd tribut en émission de CO2 (232 kilotonnes par trimestre).

Autre problème : les véhicules "propres" consomment moins et donc, roulent plus longtemps. Conséquence, les trajets se sont allongés, annulant ainsi l'économie réalisée de CO2.

Des perspectives d'avenir plutôt incertaines

Cependant, si l'Insee dresse un constat peu amène à court terme, les perspectives d'avenir restent difficiles à mesurer. Depuis trois ans, déboursant plus de bonus que n'encaissant de malus, le gouvernement ne cesse d'apporter des modifications au bonus-malus, et le barème actuel ne permettrait pas de renverser la vapeur, au niveau économique comme écologique.

Dans l'hypothèse la plus optimiste présentée par l'étude, un barème réellement "durci" pourrait voir l'augmentation des émissions de CO2 se réduire, autour de 0,4 % par trimestre, au lieu de 1,2% actuellement, mais l'impact resterait tout de même négatif. L'autre effet rebond possible pourrait avoir lieu du côté des constructeurs, de plus en plus enclins à produire "propre" des véhicules moins polluants.

 

(Source : AssuranceAuto.fr - Guillaume Garnier - Janvier 2012).

mercredi, 23 novembre 2011

Agora Ecologie : Rejetons le MOX !

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Logo chouette planète.JPGDepuis quelque temps, l'accord entre Europe Ecologie - Les Verts et le Parti Socialiste fait couler beaucoup d'encre.

Il y a un point sur lequel je suis entièrement d'accord avec eux, c'est celui du MOX.

Explication : le MOX est un combustible nucléaire qui recycle le plutonium et l'uranium appauvri des centrales pour le réinjecter dans d'autres. Un combustible au final très coûteux mais qui permettrait de pallier l'épuisement à long terme des gisements d'uranium. Il n'y a pourtant plus guère que la France - 95% de la production mondiale - qui y croit et que 41 des 450 réacteurs en activité qui l'utilisent. Parmi lesquels 22 réacteurs français qui fonctionnent aujourd'hui avec un tiers de MOX produit exclusivement par Areva et deux tiers d'uranium.

Lorsque EELV propose "une reconversion à emploi constant de la filière du retraitement et de fabrication du MOX", l'idée est donc bien la liquidation rapide d'un combustible dont les Verts rappellent depuis longtemps qu'il est un million de fois plus radioactif que l'uranium de base. L'effet domino de la proposition des écologistes est redoutable.

Pour un avenir sain, rejetons le tout-nucléaire et apprenons à diversifier nos sources d'énergie.

 

(Illustration : la centrale nucléaire de Fessenheim, en Alsace, dangereuse et archaïque).