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mercredi, 09 octobre 2013

Agora Europe : la blessure de Lampedusa

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Agora Europe.jpg« Le 17 octobre 1987, des défenseurs des droits de l’homme et du citoyen de tous pays se sont rassemblés sur ce parvis. Ils ont rendu hommage aux victimes de la faim, de l’ignorance et de la violence. Ils ont affirmé leur conviction que la misère n’est pas fatale. Ils ont proclamé leur solidarité avec ceux qui luttent à travers le monde pour la détruire. Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés. S'unir pour les faire respecter est un devoir sacré. 

Cette dalle, inaugurée au Trocadéro de Paris à l'initiative du Père Joseph Wresinski, résonne particulièrement en ces jours de deuil...

Aujourd'hui, l'Europe doit faire face au scandale de Lampedusa. J'entends déjà ceux qui nous diront que l'Europe n'est pas un eldorado et que nous devons opter pour le co-développement ? Co-développer quoi? Une telle politique ne se décrète pas. Elle doit s'élaborer au moyen d'une démarche d'envergure, sous-déclinée en autant de plans catégoriels et qui engageront l'Union européenne et ses partenaires dans une vraie démarche d'avenir. Une politique qui façonnera la société européenne de Demain.

Lampedusa. Ceuta... Tous ces carnages liquides sont une honte pour l'Europe. L'UE doit oser une vraie politique ouverte sur le monde, et ce même si Mme Merkel impose un ordre du jour différent...


Fabrice Hinschberger

mercredi, 12 juin 2013

Agora Europe : Soutenons les chaînes publiques grecques

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Agora Europe.jpgHier soir, le Gouvernement grec décidait de fermer unilatéralement tout son pôle de télévision publique dans un souci d'économie, mettant 2625 salariés à la rue et instituant de fait un déni de démocratie que même la dictature des colonels n'avait pas osé...

Je tiens à dire que ce qui m'a le plus ému, lors de cette soirée difficile pour l'Europe, est que les chaînes privées de Grèce ont également interrompus leurs programmes par solidarité envers ERT hier soir... Comme l'on dit sur la chaîne Euronews : no comment...

Doit-on continuer à accepter la marginalisation de la Grèce ?


Fabrice Hinschberger

(Illustration : Christian Masson).

mercredi, 10 avril 2013

Agora Europe : L'Union européenne doit se souvenir d'Anne Frank...

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Agora Europe.jpgEn ces temps de grave crise européenne, notamment au sein des Etats-membres, je m'inquiète pour l'Europe. Perçue comme impérialiste, en proie parfois à une volonté de périphérisation de ses mauvais élèves, je suis parfois en proie au doute. Pourquoi ne pas l'avouer ?

L'Europe est notre bien commun et nous devons retrouver l'enthousiasme des pères fondateurs. Je veux contribuer à cela, tout comme chacun de nous doit apporter sa pierre à la construction européenne. Les élections européennes de mai 2014 doivent être l'occasion de ce grand débat.

Je regardais l'autre soir le magnifique dessin animé européen adaptant Le journal d'Anne Frank (Primé au Festival du Film pour enfants de Chicago en 1999). Recluse à Amsterdam pendant 25 mois dans ce qu'elle appelait "L'annexe" avant d'être déportée moins d'un an avant la fin de la guerre et de mourir du typhus seulement quelques jours avant la Libération du camp de Bergen-Belsen, elle a laissé au monde un écrit majeur.

Anne a, dans son journal, rêvé une société de paix , une vie harmonieuse et foisonnante pour elle-même et ses semblables. Elle est celle qui, à mon sens, a, la première, théorisé un avenir européen...

Ayons au coeur le message laissé par notre soeur Anne pour affermir cette Europe de Paix...


Fabrice Hinschberger

mercredi, 12 décembre 2012

Agora Europe : le nouveau livre de Brigitte Fouré, dont j'ai été l'assistant au Parlement européen

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         Agora Europe.jpgAmiens pour Vous*
. C’est le titre de l’ouvrage de Brigitte Fouré, ancienne députée européenne, qui sera publié chez l’éditeur Autres Talents et comportera une soixantaine de pages. La candidate à la tête de liste d’union aux Municipales Amiens 2014 y livre sa vision pour Amiens et Amiens Métropole afin de « continuer à écrire la belle histoire de notre ville, qui a toujours su s’appuyer sur sa tradition pour proposer une société juste, moderne, inventive et apaisée ».

L’ouvrage sortira le samedi 12 janvier 2013, jour de la cérémonie annuelle des vœux de Brigitte Fouré à l’espace Dewailly (Amiens). Une séance de dédicaces aura lieu en salle Lucie-Aubrac, à l’issue de cette cérémonie, durant le partage de la galette des Rois.

Un ouvrage auquel j'ai eu la chance de participer et qui revient en partie sur le bilan de Brigitte Fouré lorsqu'elle était députée européenne.

 

Fabrice Hinschberger

mercredi, 14 novembre 2012

Agora Europe : le Prix de Nobel de la Paix à Jean-Dominique Giuliani !

 

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764883356.jpgA l'heure où l'on se pose la question de savoir qui va venir retirer le Prix Nobel de la Paix pour l'Union européenne à Oslo entre le président du Conseil, de la présidence tournante, de la Commission ou du Parlement, je pense qu'il existe une évidence : dans le but d'honorer le père fondateur de l'Union européenne, la personne qui doit à mon sens venir chercher, symboliquement, ce prix est Jean-Dominique Giuliani, actuel président de la Fondation Robert Schuman.

 

Fabrice Hinschberger

mercredi, 10 octobre 2012

Agora Europe : L'auberge espagnole en redressement judiciaire ?

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764883356.jpgSi Erasmus célèbre ses 25 ans cette année, il n'a pas le moral à la fête. Lancé en 1987, le programme ne bénéficie actuellement plus de suffisamment d'argent pour financer ses étudiants. Le président de la Commission des budgets du Parlement européen, le Français Alain Lamassoure, a été le premier à pousser le cri d'alarme. «Le Fonds social européen est en cessation de paiement depuis le début du mois et ne peut plus effectuer de remboursements aux États», déplore le député européen français. Des besoins estimés à plusieurs milliards d'euros Dans un contexte économique difficile, les gouvernements ont taillé dans le budget 2012 de l' Union européenne et limité les dépenses à 129 milliards d'euros. Ainsi il manque près de 4 milliards d'euros par rapport aux propositions de la Commission, pour le mettre au diapason de la rigueur imposée à l'Europe par la crise financière.

Si l'on ajoute à cela le fait que l'Union européenne vient de nommer un Représentant pour les Droits de l'Homme, qui s'ajoute à la cacophonie européenne (Quid de Mme Ashton, Haute représentante pour les Affaires extérieures, qui aurait pu intégrer cette dimension à son portefeuille ?), on se dit que l'UE, en voulant sacrifier ERASMUS sur l'autel budgétaire, a certainement là trouvé un argument peu convaincant.

Car du budget, il y en a, à condition de bien le répartir. De plus, arrêter ERASMUS équivaudrait tout simplement à faire sorte qu'il y ait moins de visibilité pour Europe, ce programme universitaire étant peut-être sa plus belle réussite.

 

Fabrice Hinschberger

mercredi, 12 septembre 2012

Agora Europe : A quand un siège pour l'Allemagne au Conseil de Sécurité de l'ONU ?

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1119608346.jpgLes mauvaises langues et Cassandres en tous genres clament sous tout les toits que le couple franco-allemand, si fécond pour la construction européenne, ne se porte plus bien depuis l'arrivée de François Hollande à l'Elysée.

Il est toutefois vrai que l'Union européenne à 27 Etats-membres impose de nouvelles formes de gouvernance que nous n'avons pour la plupart pas encore expérimentées.

Un symbole fort consisterait à faire entrer l'Allemagne au Conseil de sécurité de l'ONU. Il ne s'agirait pas d'un nouveau siège mais d'un siège partagé avec la France. Oui, un siège commun pour le couple franco-allemand au Conseil de sécurité pourrait nous faire entrevoir une société de justice et de paix...

 

Fabrice Hinschberger

mercredi, 11 juillet 2012

Agora Europe : A quand moins d'Etat pour plus d'Europe ? Exemple en matière de sécurité routière...

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ue.jpgDepuis le 1er juillet, fini l'impunité pour les automobilistes belges auteurs d'excès de vitesse en France. Après les Suisses et les Luxembourgeois, les conducteurs belges flashés par un radar sur le sol français devront à leur tour payer leur amende, en vertu d'un accord entre les deux pays. Réciproquement, un automobiliste français pourra être poursuivi par les autorités belges en cas d'excès de vitesse.

Belle avancée. Oui, mais on pourrait aller plus loin :

La commission des transports et du tourisme du Parlement européen a, par un vote à l'unanimité, dans la précedente législature (en 2009) approuvé le rapport Ayala Sender visant à faciliter l'application transfrontière de la législation dans le domaine de la sécurité routière.

Brigitte Fouré, ancienne députée européenne, rapporteur fictif du Groupe du PPE-DE sur ce dossier, avait salué cette avancée considérable pour la sécurité routière en Europe.

"Les principales infractions routières, telles que l'excès de vitesse, le non-port de la ceinture, le franchissement d'un feu rouge et la conduite sous l'influence de l'alcool, font l'objet de sanctions dans l'ensemble des Etats membres. Mais ces sanctions s'appliquent rarement aux automobilistes dont le véhicule est immatriculé dans un Etat membre différent de celui où ils ont commis l'infraction", avait alors expliqué Brigitte Fouré. "C'est à cette impunité de fait que nous cherchons à remédier par ce projet de directive ", avait-elle aussi déclaré.

"La directive prévoit la mise en place d'un réseau électronique d'échange d'informations entre les Etats membres, ce qui constitue une avancée majeure. Par cette mesure, nous allons renforcer le caractère dissuasif de nos règles de sécurité routière sur l'ensemble du territoire communautaire. La directive améliorera donc considérablement la sécurité de nos concitoyens sur les routes de l'Union européenne", avait ajouté la députée.

Le Parlement avait, sur ce dossier, fait incontestablement avancer les choses. Mais cette directive n'a jamais été adoptée en raison de l'obstruction du Conseil de l'Union européenne, c'est-à-dire des Etats, qui n'ont jamais voulu entériner ce vote des députés européens démocratiquement élus par les Citoyens.

A quand moins d'égoïsmes nationaux pour plus d'Europe ? Cet exemple est flagrant car il aurait pu sauver des vies...

 

Fabrice Hinschberger

mercredi, 13 juin 2012

Agora Europe : "C'est la faute à l'Europe" - Stop à l'intergouvernemental !

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ue.jpgDurant la campagne présidentielle qui s'est achevé il ya quelques semaines, l'Europe a été naturellement absente et aussi étrangement présente.

En effet, Nicolas Sarkozy, qui avait été un excellent Président du Conseil de l'Union européenne, a fait campagne en pointant les dysfonctionnements des institutions qui la régissent.

Or, il est bon de rappeler que ce sont les Etats-membres qui ont crée ce que nous appelons aujourd'hui l'Union européenne. Avant de parler de crise de l'Europe, parlons d'abord de crise des Etats-membres.

Les Etats sont en effet en train d'abaisser la politique en pratiquant une démarche intergouvernementale plutôt que véritablement communautaire. Cela pourrait faire sourire si l'Union européenne n'avait pas à en pâtir. C'est donc triste. Triste à pleurer.

 

Fabrice Hinschberger

mercredi, 09 mai 2012

Agora Europe : Fêtons la Journée de l'Europe !

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764883356.jpgC'est aujourd'hui la Journée de l'Europe. Il s'agit de fêter les citoyens de l'Union et non les institutions. Ne serait-il d'ailleurs pas temps d'ériger cette journée en jour férié? Les récentes déclarations de la candidate Eva Joly sur l'instauration d'un jour férié à destination des religions non-majoritaires du pays n'ont aucun sens. Faire de la Journée de l'europe un jour chômé permettrait d'universaliser ce jour férié.

Le saviez-vous aussi ? A partir de 2014, les élections européennes auront lieu dans tous les Etats-membres de l'Union européenne autour du 9 mai (contrairement à début juin actuellement).

 

Fabrice Hinschberger

mercredi, 11 avril 2012

Agora Europe : Jean-Marie Cavada demande à Brigitte Fouré de relancer le Mouvement Européen dans la Somme

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ue.jpgBrigitte Fouré, ancienne députée européenne et conseillère générale de la Somme, a été chargée par Jean-Marie Cavada, président national du Mouvement Européen-France, de relancer la section Somme de cette association.

Dans un courrier adressé à l'ancien maire d'Amiens, Jean-Marie Cavada écrit : "Beaucoup de militants et responsables ME-F connaissent votre militantisme européen, celui de vos équipes : nous nous réjouissons donc de pouvoir compter sur votre personnalité et votre ambitieux travail pour redonner de l'éclat au Mouvement Européen de votre département".

Crée en 1949, le Mouvement Européen-France (ME-F) est une association qui regroupe, au delà de leur appartenance politique, les hommes, les femmes et les associations qui souhaitent s’engager en faveur de la construction européenne dans une perspective fédérale. Sa vocation est de «développer dans le peuple français la prise de conscience de l’Europe et de la communauté de destin des peuples qui la composent ».


 

CONTACT PRESSE

06 47 54 95 47.

mercredi, 14 mars 2012

Agora Europe : Pour un Bureau Enquêtes et Analyse (B.E.A.) au niveau européen

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764883356.jpgUn terrible accident a eu lieu cette nuit en Suisse, dans le canton du Valais. Un autocar transportant des écoliers belges qui s'étaient rendus en classe de neige avec leurs accompagnateurs, a percuté une paroi dans un tunnel de l'autoroute A9, à hauteur de Sierre, alors qu'il effectuait le trajet-retour vers la Flandre.

Le bilan est très lourd et restera dans l'Histoire comme l'une des plus graves catastrophes routières en Europe.

Dès demain, des experts venus d'horizons différents tenteront de définir les causes de cet accident tragique. En France, le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses a fait ses preuves dans le domaine de l'aviation.

Le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA) pour la Sécurité de l'Aviation civile est l'autorité responsable des enquêtes de sécurité dans l'aviation civile.

L'enquête de sécurité qui a pour seul objet de prévenir les accidents et les incidents, comprend la collecte et l'analyse de renseignements, l'exposé des conclusions, y compris la détermination des causes et/ou des facteurs contributifs et, s'il y a lieu, l'établissement de recommandations de sécurité (Règlement européen 996/2010 article 2 alinéa 14).

L'établissement des causes n'implique pas la détermination des fautes ou la détermination d'une responsabilité administrative, civile ou pénale (Règlement européen 996/2010 article 2 alinéa 04).

Je souhaite donc que la Commission européenne propose au plus vite au Parlement européen de légiférer sur la question en généralisant ce principe du Bureau d'Enquête et d'Analyses au niveau européen et en l'étendant à tous les moyens de transports.

Dans ce cadre, la Suisse aurait pu, même si elle n'est pas un Etat-membre, demander l'intervention du B.E.A. de l'Union européenne.

Car perdre des proches dans une catastrophe est horrible. Ne pas en comprendre les causes est inhumain.

mercredi, 08 février 2012

Agora Europe : Merci Maastricht !

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1119608346.jpgLe traité de Maastricht a 20 ans ! Je ne suis pas de ceux qui ont critiqué les formidables avancées qu'il aura apporté à l'Europe, notamment la création de l'Union européenne le 1er novembre 1993.

Modifié par les Traités d'Amsterdam, de Nice et de Lisbonne, le Traité de Maastricht a incontestablement été le vecteur vers une réelle Europe politique.

Si le Traité de Lisbonne s'apparente aujourd'hui à une Constitution pour l'Europe, il n'en reste pas moins qu'il manque aujourd'hui à l'UE un véritable Ministre de l'économie et des finances européen, qui aurait pour tâche de déterminer et conduire les finances des 27 Etats, lesquels auraient au préalable renoncés à leur souveraineté en la matière.

De même, il serait souhaitable que le Président du Conseil européen et le Haut Représentant pour les Affaires Etrangères de l'UE soient désignés par le Parlement européen et non par les Etats.

Ne serait-il pas aussi opportun que le Président du Conseil européen et celui de la Commission européenne ne soient plus qu'une seule et même personne, désignée là aussi par le Parlement européen ?

Enfin, les présidences semestrielles tournantes du Conseil de l'Union européenne sont-elles vraiment utiles ? Et que dire du triple siège du Parlement européen ?

C'est donc à toujours plus d'Europe que j'aspire. Mais n'oublions pas que toutes les revendications que je viens de formuler n'auraient pas été possibles sans une Révolution formidable : celle du Traité de Maastricht.

Joyeux anniversaire et merci Maastricht !

 

Fabrice Hinschberger

mercredi, 11 janvier 2012

2012, année européenne !

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1119608346.jpgComme chaque année, 2012 se voit gratifier de multiples appellations et de labels en tous genres.

Pour la Commission européenne, 2012 sera l’année du viellissement actif et de la solidarité entre les générations tandis que le Danemark et Chypre assureront les présidences semestrielles tournantes du Conseil de l’Union européenne.

Pour l’ONU, ce sera l’année internationale des coopératives et pour l’UNESCO, l’année de l’énergie durable pour tous.

Le Chef du Gouvernement, François Fillon,  a, quant à lui, attribué le label « Grande cause nationale » au collectif d’associations : Rassemblement « Ensemble pour l’autisme ».

Les artistes seront également en fête puisque deux villes sont, comme chaque année, sacrées Capitales européennes de la Culture. Il s’agit de Guimaras, au Portugal et de Maribor, en Slovénie. En 2013, ce sera déjà le tour de Marseille  et l’on se réjouit car nos concitoyens ont plébiscité les visites dans les musées au cours de ces derniers mois !

Côté sports, les Polonais et les Ukrainiens seront les hôtes de  l’Euro de football en juin et comment oublier que notre continent accueillera à Londres en août les XXXèmes Jeux Olympiques de l’ère moderne. Certaines équipes seront même logées chez nos voisins du Nord Pas-de-Calais. Souhaitons donc beaucoup de succès à tous nos sportifs en cette nouvelle année !

mercredi, 14 décembre 2011

Agora Europe : La Belgique, un Etat - deux Nations ?

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ue.jpgAprès une crise de 542 jours de crise, la Belgique a enfin un Premier Ministre, Elio di Rupo, et un Gouvernement. Toutefois, le malaise semble plus profond. Voici mon analyse.

 

Nation : Ensemble des êtres humains habitant un même territoire et ayant une même communauté d’origine, d’histoire, de culture, de traditions, le plus souvent la même langue et constituant une entité politique.

 

Question légitime : cette définition du Petit Larousse s’applique-t-elle encore à la Belgique ?

 

Après le gag télévisuel de la chaîne publique francophone RTBF en décembre 2006, qui avait fait croire à la sécession immédiate de la Flandre et crée un véritable vent de panique dans tout le pays, nous semblons entrer de plus en plus dans la réalité avec les soubresauts constants de l’actualité.

 

Certaines communes flamandes n’hésitent plus en effet à supprimer toutes leurs indications routières écrites en français. La Belgique est-elle encore empreinte de ce « vouloir vivre ensemble » cher à l’auteur Ernest Renan ? C’est aux Belges de le dire. L’Union européenne ne doit pas avoir peur de suggérer aux citoyens de ce pays d’organiser un référendum qui permettra au préalable, avant tout processus de séparation hâtif ou de maintien du statu quo et si tant est que le débat électoral ne soit pas récupéré par divers groupuscules extrémistes, de révéler l’état du sentiment national belge.

 

Pour ma part, je pense qu’il n’est pas possible de maintenir un Etat artificiel et d’obliger deux entités d’un même pays à vivre ensemble s’il s’avère que ces deux entités sont bel et bien deux nations distinctes (à voir dans le cas de la Belgique) et souhaitent se constituer en Peuples autonomes, il faudra prendre en compte cette demande et cette réalité, si elles existent. Le 1er janvier 1993, au moment même où la libre circulation des personnes, des biens et des marchandises entrait en vigueur dans l’Union européenne (qui était alors la CEE), la République Tchèque et la Slovaquie se séparaient sans heurts et après un processus réfléchi et accepté de part et d’autre. A présent, ces deux nations font partie intégrante de l’Union européenne. Qui peut mettre en doute le fait que les Tchèques et les Slovaques constituaient bien deux Peuples et deux nations réunis de manière artificielle au sein de l’ancienne Tchécoslovaquie ? C’est indéniable.

 

La Tchécoslovaquie a su se séparer tandis que la Suisse a démontré son unité

 

Je salue au passage l’action du Roi Baudouin Ier, décédé en 1993, qui avait su maintenir l’unité nationale et accepté la création d’un Etat fédéral organisé en trois entités : la Flandre (néerlandophone), la Wallonie (francophone) et la région de Bruxelles-Capitale (bilingue). Ces trois entités disposent chacune d’un parlement régional et sont elles-mêmes constituées de provinces (la minorité germanophone, à l’est du pays, se trouvant de fait intégrée à la Wallonie). Il y a donc, en Belgique (10 millions d’habitants, il faut le rappeler !), des députés fédéraux belges et des députés régionaux wallons, flamands et bruxellois. Si l’on ajoute à cela le fait que les députés européens se réunissent en grande partie à Bruxelles, on peut dire que la Belgique est la championne de la vie parlementaire !

 

Il peut paraître également paradoxal de voir un pays plaider pour sa scission alors qu’il abrite en sa capitale la quasi-totalité des institutions de l’Union européenne…

 

Plus sérieusement, le point d’achoppement entre Flamands et Wallons résident dans le statut de Bruxelles, dont le casse-tête trouve son apogée dans la circonscription de Bruxelles-Hal-Vilvorde, communément appelée « BHV » et dont est issu Herman Van Rompuy, le Président stable du Conseil de l’Union européenne. « BHV » ferait passer les négociations liées au statut de Jérusalem pour un simple jeu d’enfant ! (C’est en effet le mot d’esprit qui circule dans les milieux diplomatiques belges, révélant au passage l’inquiétude réelle quant à la situation du pays).

 

Et le fédéralisme a accentué le problème : les partis politiques, syndicats ou associations à caractère national n’ont plus seulement un siège fédéral à Bruxelles mais un siège à Anvers et un autre à Liège. Une fois arrivé à Bruxelles, les négociations s’enrayent car chacun défend les intérêts de son entité. Où s’arrêtera ce dialogue de sourds ?

 

Cependant, il s’agit bien du sentiment d’appartenance même de ces deux entités qui est en jeu et nous nous devons de respecter cela, quel que soit la solution pour laquelle ils opteront.

La Suisse a démontré depuis longtemps sa cohésion et son « vouloir vivre ensemble » en accueillant en son sein pas moins de quatre communautés linguistiques (francophone, germanophone, italophone et la communauté de langue romanche) de manière totalement pacifiée.

 

C’est pourquoi, la Belgique, au lieu de provocations incessantes de l’une communauté envers l’autre et vice-versa, se doit désormais, comme le Québec en 1995 (qui avait décidé, par référendum, de rester au sein de la Fédération du Canada), de regarder son avenir en face…

 

Pour aller plus loin : Oui ! Une autre Belgique est possible, par Gilles Vanden Burre, aux éditions Luc Pire, coll. Espace vital.

mercredi, 09 novembre 2011

Agora Europe : La Turquie et l'Europe

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Par Fabien Hecquet et Fabrice Hinschberger

L’argument historique

 La Turquie se serait séparée de l’Europe, avec l’islamisation d’une part, qui l’aurait totalement ancré en Orient, et avec le belliqueux Empire Ottoman, d’autre part, qui n’a eu de cesse, jusqu’au début du 20ème siècle, d’attaquer l’Europe par l’est. Ces épisodes ne doivent inspirer aucune nostalgie ; l’histoire, on ne le répétera jamais assez, ne doit pas handicaper la construction du futur. Le passé nazi de l’Allemagne n’empêche pas la construction européenne. Alors le passé ottoman de la Turquie…

L’argument géographique

Seul 3% du territoire turc se trouverait en Europe, le reste se trouvant en Asie. Sur ce petit trentième, tout de même, se trouve Istanbul. La géographie est-elle un argument ? La politique ne dépasse t-elle pas ces contraintes physiques ? Sans quoi il est difficile d’expliquer pourquoi certaines îles antillaises constituent des départements français…

L’argument religieux

Gros défaut de la Turquie, elle n’est pas chrétienne… Si l’on reconnaît un héritage religieux à l’Union européenne, et que personne ne doute qu’il s’agit d’un héritage chrétien, ou judéo-chrétien, cette question ne fait de toute façon pas l’objet d’un critère d’adhésion. Et puis la France n’est pas chrétienne… Elle est laïque, comme la Turquie… Et le risque de l’intégrisme ? Refuser la Turquie est le meilleur moyen de l’attiser…

L’argument démographique

La Turquie, qui n’a pas encore achevé sa transition démographique, devrait stabiliser sa population dans un demi-siècle, aux alentours de 98 millions d’habitants, ce qui en ferait l’Etat le plus peuplé de toute l’Union européenne. Ce qui d’après certains pose un problème institutionnel, puisque la Turquie serait alors le pays le plus représenté au Parlement européen. On ignorait que les groupes politiques du Parlement européen se composaient par nationalité. On image aisément que parmi les futurs eurodéputés turcs, nous retrouverons des sensibilités bien différentes, qui les répartiront entre le groupe socialiste, centriste ou autre du Parlement européen. Espérons qu’un jour l’Europe soit pensée comme un tout, et non comme une somme d’états défendant chacun leurs intérêts propres…

Les arguments politiques

Les arguments politiques sont les plus sérieux des opposants à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. Car, pour une fois, ils sont recevables. Les droits de l’Homme, au passage celui des femmes, la question kurde, la proximité de l’armée et du pouvoir… Ces questions – touchant aux valeurs mêmes de l’Union européenne – posent évidemment de sérieux problèmes. Sans oublier la reconnaissance du génocide arménien, qu’il faut conserver comme condition sine qua non de l’adhésion. Et la reconnaissance de l’Etat de Chypre. Impossible, en effet, qu’un membre de l’Union européenne ne reconnaisse pas l’existence même d’un autre de ses membres. Au passage, notons que l’Union européenne n’aurait jamais dû accepter l’adhésion de Chypre suite au refus des chypriotes grecs de réunifier l’île… Mais ces questions, si elles empêchent bien évidemment une adhésion immédiate de la Turquie à l’Union européenne (sans parler des critères de convergence économique…), n’enterrent pas la vocation de la Turquie à entrer dans l’Union européenne. La nuance n’est pas mince. Les pré-négociations d’entrée de la Turquie sont légitimes, nécessaires et vont dans le bon sens. La situation au Proche-Orient nous presse chaque jour un peu plus. Ce sur quoi il faut se fixer et agir, c’est sur les avancées politiques et démocratiques de l’Etat turc. Le monde le réclame.