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mercredi, 28 janvier 2026

1549 : le plaidoyer du poète du Bellay en faveur de la langue française (5/11)

joachim-du-bellay-6.jpgDix ans après l'ordonnance de Villers-Cotterêts, le poète Joachim du Bellay écrit La défense et illustration de la langue française. Il y défend avec ferveur la langue française tout en exprimant sa reconnaissance à François Ier, protecteur des arts et des lettres.

Ce texte est considéré comme le « manifeste » des poètes de la Pléiade, un groupe dont Joachim du Bellay fait partie aux côtés de Pierre de Ronsard et de Jean-Antoine de Baïf notamment. Leur ambition : enrichir et perfectionner le français pour le rendre aussi « noble » et influent que le latin !

La démocratisation de l'imprimerie va permettre la diffusion de leurs idées (et de la langue française) à une grande échelle.

mercredi, 03 décembre 2025

1539 : l'ordonnance de Villers-Cotterêts, un texte fondateur (4/11)

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En août 1539, François Iᵉʳ promulgue l’ordonnance de Villers-Cotterêts depuis sa résidence royale. Ses articles 110 et 111 rendent obligatoire l’usage du français dans l’ensemble des actes juridiques de l’administration et de la justice du royaume, reléguant ainsi le latin au second plan.

Cette ordonnance constitue l’un des premiers fondements de l’essor de la langue française et participe à l’unification politique du pays autour d’un idiome commun.

mercredi, 18 juin 2025

XIIe siècle : l’essor de la poésie en français ancien (3/11)

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À partir du XIIe siècle, la production poétique en ancien français — plus précisément en langue d’oïl dans le nord de la France — connaît un essor considérable.

Parmi les figures marquantes de cette période, Rutebeuf, ménestrel et écrivain du XIIIe siècle, occupe une place singulière. Contrairement à la tradition des poésies courtoises, il adopte un ton plus personnel, rompant avec les codes raffinés de son époque. Son œuvre, très variée, mêle théâtre, récits biographiques, poèmes lyriques et satires.

Rutebeuf ne mâche pas ses mots : il parle sans détour des difficultés de la vie, de ses propres malheurs, et n’hésite pas à critiquer les puissants.

Ses vers traversent les siècles et inspirent encore les artistes francophones. Léo Ferré, par exemple, lui rend hommage dans sa chanson Pauvre Rutebeuf, en reprenant ces vers poignants : « Que sont mes amis devenus, que j'avais de si près tenus, et tant aimés, ils ont été trop clairsemés. »

mercredi, 04 juin 2025

842 : les Serments de Strasbourg, aux origines du français (2/11)

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Les Serments de Strasbourg sont le plus ancien texte rédigé en français qui nous soit parvenu.

Tout débute par une querelle d’héritage entre les petits-fils de Charlemagne : Lothaire Ier, Louis le Germanique et Charles le Chauve. Pour contrer leur frère aîné, Louis et Charles s’allient. En février 842, ils scellent cette union par un serment solennel, rapporté par leur cousin, le chroniqueur Nithard.

Mais quel lien avec la langue française ? Ces serments ont été prononcés en deux langues : le roman et le tudesque (les ancêtres du français et de l’allemand). C’est donc le tout premier texte politique écrit en langue romane, et non en latin.

Le précieux manuscrit est aujourd’hui conservé à la Bibliothèque nationale de France.

mercredi, 26 mars 2025

52 avant Jésus-Christ : Conquête de la Gaule par les Romains (1/11)

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En 52 av. J.-C., lors de la conquête de la Gaule par les Romains, les peuples gaulois parlaient divers dialectes d’une même langue celtique, qui variait légèrement selon les régions mais restait globalement compréhensible sur l’ensemble du territoire. Cependant, cette langue était principalement orale et n’a laissé que très peu de traces écrites.

Avec l’arrivée des Romains, le latin, et plus particulièrement le latin vulgaire, s’impose progressivement comme langue dominante, notamment dans les villes et les échanges commerciaux. Peu à peu, l’usage du gaulois recule au profit du latin, qui devient la langue de l’administration et du quotidien.

Ne disposant pas d’une tradition écrite forte, la langue gauloise disparaît au fil des siècles. Toutefois, son influence subsiste à travers quelques mots qui ont résisté à l’évolution du français, comme chêne, fougère, ardoise ou ruche. Ces vestiges témoignent de l’empreinte linguistique laissée par les Gaulois avant l’assimilation progressive de leur culture par la civilisation romaine.